A propos des biographies

Découvrez les biographies des grands maîtres d’Aïkido

( LES ELEVES DE MORIHEI UESHIBA EN EUROPE )

Pour obtenir des informations sur la renommée d’un grand maître d’Aïkido, quoi de mieux que de consulter sa biographie. C’est le réflexe qu’aurait chacun d’entre nous s’il avait à se renseigner sur le sujet.
Seulement, voilà, le contenu de la biographie d’un maître diverge selon l’intérêt que l’auteur lui porte.
Dans le monde des arts martiaux, le proverbe « Un homme averti en vaut deux » prend tout son sens …
Il est courant d’entendre dire : « un maître d’art martial japonais est forcément un grand maître ». Il se trouve qu’en fouillant un peu, il s’avère que c’est loin d’être le cas, l’Aïkido n’y échappant malheureusement pas.
Pourquoi ce fétichisme occidental qui tend à dire que tout ce qui est japonais est bon ?
Sans doute l’ignorance et au delà, la naïveté des gens. Cela ne s’arrête pas là puisque ces deux facteurs sont à l’origine de l’apparition de formes martiales qui n’ont plus rien « d’authentique »: 
comme il y aura toujours des gogos pour gober n’importe quoi, pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour en faire un business… 
L’aspect spirituel et traditionnel étant laissé aux oubliettes par ces commerçants sans scrupules.
Mais tout çà ne date pas d’hier, et c’est valable pour toutes les disciplines.
Lisez ce qu’en pensait déjà Roland Habersetzer, grand Karatéka français, auteur de nombreux ouvrages sur les arts martiaux: « L’absence de spiritualité vraie condamne les arts martiaux externes à une lente mais certaine perte d’intérêt dans la société à venir. Du moins dans la majorité des Dojos actuels, où l’exploitation éhontée de la naïveté des gens a atteint des limites extrêmes. J’ai, quant à moi, toujours affirmé que les arts martiaux, s’ils se réfèrent à une Tradition authentique, c’est-à-dire ancienne et véritable, font partie d’un patrimoine culturel universel … »
Donc faites attention lorsque vous visitez des sites web d’arts martiaux, les informations qu’ils contiennent ne reflètent pas toujours la réalité…

D’où proviennent les biographies en règle générale?

mamies 1

La plupart des biographies sur les grands maîtres d’arts martiaux proviennent des sites des fédérations nationales, et d’une façon globale, elles s’accordent à dire la même chose, et on revient à ce qu’on évoquait tout à l’heure : un maître japonais est forcément un grand maître. Si ces maîtres, et notamment ceux auxquels nous allons nous consacrer, avaient été aussi « grands »  qu’on le dit, on ne comprend pas pourquoi alors leurs élèves, dignes héritiers de leur enseignement, ont tant de mal aujourd’hui à s’accorder sur un Aïkido commun, mais unique, celui du fondateur Morihei UESHIBA.
Quand on apprend que certains d’entre eux, misant sur l’aspect sportif de cette discipline, ont tenté d’organiser des compétitions, on est en droit de se poser des questions.

De la difficulté d’enseigner quand on a une vingtaine d’années:

Les élèves de maître UESHIBA ont rencontré deux difficultés majeures en arrivant en Europe :

– pour la majorité d’entre eux, ils ne parlaient que leur langue d’origine: le japonais.

– en raison de leur âge précoce, ils avaient très peu d’expérience en Aïkido.

Si l’Aïkido doit être pratiqué pour être compris, il n’en demeure pas moins que pouvoir communiquer devait être un atout essentiel au vu de l’ambition de cette entreprise : faire comprendre un art martial « venu d’ailleurs » à des occidentaux ignorant tout de la question.

A l’époque de la venue des élèves d’Ueshiba, tous n’avaient guère pratiqué plus de cinq en sa compagnie. Sachant que la plupart du temps, il était en déplacement, cette durée s’en trouve rétrécie. Imaginez le courage qu’il a fallu à ces individus, représentant tout de même le fondateur de l’Aïkido, pour se lancer dans cette expédition un peu folle.

Ce qu’ils allaient montrer de cette discipline dans les premiers temps serait considéré comme la première empreinte de son créateur en Europe. Que certains, comme Minoru MOCHIZUKI, allaient faire passer pour la leur.

Peut-on se fier aux grades d’un Maître d’Aïkido pour apprécier sa compétence?

budo_babe

Les premiers élèves de maître UESHIBA furent envoyés par Jigoro Kano, fondateur du Judo, pour étudier l’Aïkido. Par politesse entres fondateurs, les ambassadeurs en question sont automatiquement gratifiés d’un grade lorsqu ‘ils pénètrent pour la première fois dans le dojo du maître d’Aïkido.

Donc, sans avoir rien fait, vous êtes gradé, mais vous n’êtes pas pour autant plus compétent qu’avant.

Pour nous , occidentaux, c’est un paradoxe car nous comprenons ces titres comme des distinctions associées à une compétence.

Quand on est 6ème Dan d’Aïkido, on est forcément compétent en la matière. Peut-être, mais sachez que cela n’a rien à voir.

Un titre n’est pas fait pour valoriser l’individu, mais pour lui rappeler ses obligations , ses responsabilités et le travail qui lui reste à accomplir.

En gros, un titre n’est pas forcément basé sur votre efficacité personnelle, mais correspond plutôt à votre place dans le dojo.

Si un grade signifiait uniquement une question de technique et d’efficacité, il faudrait mettre en place un système compétitif qui déciderait des plus forts. Ce qui voudrait dire que l’aïkido est un sport.

Ajoutons que tout ce qui appartient aux Kyus, dan(s), ceintures de couleur et autres , n’a aucun sens pour la pratique traditionnelle de l’aïkido, qui se réfère au système traditionnel martial japonais Menkyo.

« O-Sensei n’aurait jamais reçu lui-même le menkyo de Daito Ryu des mains de M.Takeda, son maître. Rappelons que le premier menkyo est l’équivalent du 1er dan, qui veut dire débutant. Nous savons qu’il a décerné le mokuroku d’aikido à certains de ses élèves, et à d’autres une copie de son livre le « Budo Renshu », ce qui faisait office de « permission », de « certificat d’instructeur ». » Pour plus d’infos sur le sujet, cliquez sur:  Les grades en Aïkido

C’est son fils Kisshomaru UESHIBA qui institua les kyus et dan(s) en aïkido avec l’Aïkikai So Hombu en 1948. Cela provoqua des rejets violents chez les élèves du fondateur, comme Tadashi ABE qui introduisit l’aïkido en France et un peu plus tard M. NAKAZONO, lui aussi bien connu des français.

Liste des grands Maîtres (ou prétendus comme tels) qui ont retenu notre attention:

Nous nous sommes limités aux maîtres venus enseigner l’Aïkido en Europe. Ceux-là même qui avaient été choisis par O-Senseï pour la propagation de l’Aïkido sur notre continent.
Il s’agit, par ordre chronologique de naissance, et associé au pays de résidence de :
1. MOCHIZUKI Minoru (1907-2003) fondateur du YOSEIKAN France
2. NAKAZONO Mutsuro (1918-1994) spécialiste KOTODAMA France
3. ABE Tadashi (1926-1984) France
4. TADA Hiroshi (1929- ) Italie
5. TAMURA Nobuyoshi (1933-2010) France
6. NORO Masamichi (1935-2013) fondateur KINOMICHI France
7. MOCHIZUKI Hiroo (1936- ) fondateur du YOSEIKAN BUDO France
8. CHIBA Kazuo (1940- ) Angleterre
9. ICHIMURA Toshikatzu (1941- ) Suède
10. ASAI Katsuaki (1942- ) Allemagne
En fonction de leurs actes, certains ont eu droit à un traitement spécial. Notamment, Hiroo MOCHIZUKI, fils de Minoru MOCHIZUKI.

Son cas est tellement particulier, (son histoire nous renseigne sur l’organisation calamiteuse de l’Aïkido en France) que nous avons jugé nécessaire de lui créer un dossier spécial, où l’on parlera notamment de la relation avec son père.

Note : Pour cette raison, sa biographie s’en trouve réduite, l’essentiel des informations le concernant se trouvant dans le dossier qui lui est réservé. Merci de votre compréhension.

Informations sur le droit à l’image des maîtres représentés :

Pour illustrer certaines vérités qui dérangent, nous avons fait le choix de joindre des « montages-photo » pour la plupart satiriques, donc caricaturaux, de chaque protagoniste ayant attiré notre attention.

Mais pourquoi des biographies accompagnées de photos satiriques, me direz-vous ?

Dans l’intention de renseigner le lecteur afin qu’il porte un autre regard sur le monde des arts martiaux, et de l’Aïkido en particulier. Les dessins satiriques sont souvent utilisés pour révéler une part de vérité. Ils sont évidemment à prendre au second degré. Toutefois, la perception d’une image est toute relative. Rappelez-vous les caricatures de Mahomet. Et la colère se mêlant à l’incompréhension que cela a déclenché. Aurons -nous tous les samouraïs de la terre à nos trousses pour autant? Nous verrons bien. Quand on touche au sacré…

Mais que dit la loi au juste sur le droit à l’image ?

L’image d’un individu ne peut être saisie sans son autorisation.

Il existe toutefois des exceptions opposables au droit à l’image d’une personne :

– l’exception d’actualité et d’information du public

– le droit à la caricature, à la parodie

De plus, il faut rappeler que le respect des droits de la personnalité ne peut être apprécié de façon aussi restrictive lorsque la personne concernée a fait le choix d’exercer une profession qui l’expose à la notoriété et donc à la curiosité publique.

Qu’on se le tienne pour dit !

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s