Union des Fédérations d’Aïkido : 2ème dan

2006-2007 : Prône l’harmonie, … mais n’oublies pas de cracher sur ton voisin !

Il n’aura pas fallu longtemps aux deux fédérations pour se racler le fond de la gorge et dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas depuis des années.

A l’occasion de la réunion de la CSDGE du 11 mars 2006, ils ont pu s’en donner à cœur joie.

Constatez vous-même en cliquant sur :

L’alliance des deux fédérations pendant la durée d’une olympiade va rapidement tourner à un match de boxe en trois rounds, où on va se rendre coup pour coup.

A l’issue cette réunion, qui constitue le 1er round, M. Pierre Charrie, coprésident de la commission, démissionne et est remplacé par M. Pierre Prouveze. Voir arrêté du 13 novembre 2006 ci-après :

En mai 2007, 2ème round : deux communiqués, l’un de la FFAAA et l’autre de la FFAB alimentent un peu plus le brasier entre les 2 fédés. Voir :

Le premier communiqué :

Par Maxime Delhomme
Président de la FFAAA

Le 23/5/2007 9:39:15

 » C’est pour pratiquer l’aïkido et non pour des querelles de fédérations que les pratiquants sont venus nous rejoindre. Par contre, ils veulent pouvoir passer des grades, et que ceux-ci soient établis sur des critères réels et objectifs, ainsi que la loi l’exige. Le travail des fédérations est donc de remplir ces deux buts. C’est pourquoi l’État s’appuie sur les fédérations. Celles-ci disposent d’une courte majorité dans les commissions de grade qui en établissent le règlement, lui-même longuement négocié phase par phase afin de garantir l’objectivité des grades délivrés. Le principe, c’est de faire la part des choses entre l’éducation de l’élève et son évaluation par un jury indépendant.

La dernière mouture du règlement a été précédée d’un protocole entre les deux fédérations agréées pour l’aïkido, et des membres de la commission. Rappelons que l’aïkido est une discipline unique, définie par référence à l’aikikai de Tokyo, où, malgré une multiplicité de styles, les pratiquants étaient soumis à des examens communs.

Par conséquent :

La FFAAA ne peut admettre comme mode de discussion le refus par un délégué de fédération d’appliquer le règlement afin de le remettre en cause. À force d’avoir par le passé supporté beaucoup au motif qu’il fallait laisser du temps à la FFAB pour s’adapter, certains ont fini par croire que fabriquer des crises pouvait être considéré comme un mode de gestion.
Aucune dérogation ne sera faite, et ce pour qui que ce soit.

Quant aux querelles de pouvoir et de domination, elles n’ont tout simplement pas leur place au sein de la FFAAA. La FFAAA n’a jamais tenté d’imposer ses décisions et a toujours été ouverte à la négociation, son unique objectif étant de permettre au maximum d’aïkidoka de se retrouver dans une évaluation commune. Aux yeux de la FFAAA, celui qui refuse d’appliquer un règlement négocié et signé se discrédite de façon définitive. Il n’y a rien à ajouter à cela.

En revanche, la perte totale de crédibilité des structures représentatives de l’aïkido et donc le risque que le gouvernement prenne une décision défavorable à l’ensemble de la discipline préoccupe beaucoup la FFAAA. Ce serait à ses yeux une erreur de croire que l’aïkido soit une pratique si originale qu’elle puisse échapper aux règles démocratiques traditionnelles. Chacun a droit à la liberté d’expression et d’enseignement pour tous, mais certainement pas à brailler des imbécillités comme voudraient le croire certains. »

Le deuxième communiqué :

Par Michel Prouveze
Coprésident FFAB de la CSDGE

Le 23/5/2007 9:42:43

 » L’Assemblée Générale de la FFAB de novembre 2006 a donné mandat à ses représentants à la CSDGE de négocier, entre autre, le retour à la parité des jurys d’examens et à un système de notation ou d’appréciation faisant que le oui l’emporterait sur le non (au lieu du tirage au sort et de la règle de l’unanimité) et de ne valider l’ensemble des passages de grades 2006 qu’à la condition que cette négociation soit entamée. Dans le même temps, cette AG acceptait la reprise des passages de grades dans le respect des textes en vigueur.

Lors de la réunion du 6 janvier 2007 de la CSDGE en présence du Médiateur nommé par le Ministère de la Jeunesse et des Sports et un représentant de ce même Ministère, un nouveau blocage réciproque a empêché la validation de ces grades au sein de la CSDGE.

Notre Président a proposé, à la suite de la réflexion menée par le bureau et le comité directeur, une consultation des présidents de ligue et des cadres techniques de la Fédération pour savoir

1/si l’on devait accepter la validation de tous les grades passés en 2006 y compris ceux passés unilatéralement et donc illégalement en Ile-de-France et en Flandre Artois et 2/ si l’on devait accepter le tirage au sort ou maintenir notre revendication de la parité des jurys. Les résultats de cette consultation ont, à une très grande majorité, accepté la validation de l’ensemble des grades passés en 2006 et, à une majorité simple, demandé le maintien de notre revendication de modification du règlement de la CSDGE.

A la suite de l’échec de la réunion de la CSDGE du 6 janvier, le Ministère a convoqué les deux coprésidents UFA (Président de la FFAB et celui de la FFAAA) et les deux coprésidents CSDGE (représentant FFAB et représentant FFAAA) le 20 février 2007.

Lors de cette réunion, le Ministère, constatant notre volonté réaffirmée par tous les moyens de voir notre spécificité respectée, est revenu sur son exigence d’une fédération unique et a indiqué qu’il accepterait que les deux Fédérations agréées coexistent avec le maintien d’une seule CSDGE conformément à la loi. Il est certain que cela ne convient pas aux responsables de la FFAAA qui ont une vue hégémonique de l’organisation de l’Aikido en France.
Notre Fédération est donc en pleine négociation pour la reconnaissance pleine et entière de notre spécificité et donc aussi pour la modification du règlement particulier de la CSDGE. Cela est l’essentiel de notre démarche actuelle.

Aucune modification du règlement particulier de la CSDGE pendant ces derniers mois n’a pu être étudiée par la CSDGE. Les modifications réciproques seront étudiées lors de la réunion du 1er septembre (la modification concernant les délais après un échec avait été validée lors de la réunion de mars 2006). Dans ces propositions, nous inclurons bien sûr la modification des délais entre les passages de grades. Elles seront présentées pour avis aux présidents de ligue qui, faut-il le rappeler, sont coprésidents des CORG.

Cependant, conscients que le calendrier actuel (1er septembre) risque de faire traîner les choses en longueur, nous sommes intervenus à maintes reprises, tant auprès du Médiateur qu’auprès du Ministère, afin que des négociations soient engagées avant cette date.

En attendant que ces modifications soient soumises au vote de la Commission et comme nous nous y sommes engagés en Assemblée Générale, les passages de grades s’effectuent selon le règlement en vigueur avec ses incohérences et sa lourdeur. »

Voilà, tout est dit, mais la saison n’est pas finie.


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