Mochizuki père (Minoru) et fils (Hiroo)

Mot de la rédaction

mochi-aikiUn classique de l’aïkido, que dis-je ? Des arts martiaux tout court…

On n’a pas fait grand-chose et on en fait tout un fromage…

Encore un exemple des gens qui refont l’histoire en se donnant le beau rôle. Classique les fédérations françaises le font souvent… La réalité est-elle trop dure ?

Toujours la même technique, on utilise l’histoire et on espère abuser les jeunes générations qui se foutent du passé, prêtent à gober ce qu’on veut bien leur dire.

C’est donc le public des « gogos » qui est visé. Il faut bien vivre !

Heureusement que ce site et quelques autres font le travail de mettre les points sur les « i ». Car les « maîtres » d’aïkido et les fédérations sont toutes plus incohérentes les unes que les autres. Comme Chritian Tissier, qui pratique les compétitons d’aïkido en Chine, et revient en France l’air de rien, disant qu’ils font de l’aïkido authentiquement originel…

En France les officiels de l’aïkido sont désespérants, malgré tout j’aime croire encore que l’aïkido peut se moderniser dans nos structures occidentales et s’adapter pourquoi pas en tant que sport.

Mais cela voudrait dire se séparer de bon nombre d’incapables qui tiennent aujourd’hui le haut du pavé… Les Tissier, Mochizuki et autres que la population adule ignorant à quel point ce type d’imposteurs peut se servir d’eux.

D’ailleurs revenons à nos moutons les Mochizuki qui puisque je parle de menteurs ne sont pas les derniers en la matière…

Prenons quelques extraits de sites, par exemple :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiroo_Mochizuki

On y apprend que :
« Hiroo Mochizuki, né le 21 mars 1936 à Shizuoka (Japon), est un spécialiste des arts martiaux japonais. Il est le fondateur du Yoseikan Budo. 
[…] En 1963, Hiroo est de nouveau envoyé par son père en France. » 
Soit à l’âge de 27ans… 
Lorsqu’il est venu la première fois, il devait donc être encore plus jeune. 
Voilà donc un tout jeune homme missionné deux fois par son père, le soke de l’école Yoseikan, pour enseigner en France la méthode Yoseikan…Son père serait donc à l’origine du Yoseikan, et son fils du « Yoseikan Budo », bizarre, non ? Poursuivons: sur un autre site, on apprend que son père lui a transmit officiellement son titre de Soke de l’Ecole Yoseikan au cours de l’été 2000. 

Bingo!!! 
On se fout de nous : son père Minoru – le fondateur – lui demande (à Hiroo) de lui succéder alors qu’on présente Hiroo de partout comme étant le « fondateur » (soke = fondateur) du Yoseikan Budo, qui n’est autre que le Yoseikan du père. 
Compliqué la logique japonaise… !

Vous allez peut-être dire que je chipote – comme tous les badauds – mais excusez moi du peu les grands maîtres d’arts martiaux sont tous vieux et ont consacré leur vie entière à l’étude de leur art pour à ce qu’ils disent n’en jamais voir la fin : le fondateur de l’aïkido avouera lui même n’être arrivé qu’au premier degré de l’aïkido… 
Mais notre jeune Mochizuki à peine sorti de l’acné juvénile lui n’a pas ce problème : « J’avais 21 ans quand M. Plée m’a fait venir. Il avait entendu parler du karaté comme quelque chose de différent du judo et de l’aïkido et il voulait l’apprendre. »

(source : http://www.aikidojournal.fr/Archives_fr/Entretiens/Mochizuki_Hiroo_Marseille/)

Mais comment notre jeune Mochizuku arrive t-il à maîtriser le Yoseikan en cinq minutes ?

De la part de son père déjà certaines attitudes posaient question : ayant quand même traîné quelques années en France il étudiera à Lyon l’art de la canne française… Qu’il introduira dans le Yoseikan ! 

Sans doute par fidélité à l’enseignement reçu de maître Ueshiba, fondateur de l’aïkido ?

En fait je ne sais pas si c’est vrai mais à cette époque le fils Mochizuki lui venait officiellement pour poursuivre des études de vétérinaire en France… Et non pas comme envoyé officiel du Yoseikan. Mais bon c’est vrai que sur le palmarès « venu faire ses études de vétérinaire » ça fait tout de suite moins rêver l’ahuri qui débarque ! D’où la nécéssité de sortir des gros bobards, vous comprenez ? 
Etrange comme l’histoire évolue au fil du temps et des ambitions.

Les avantages d’être bien né
C’est ce que nous disent d’autres sites (voir les sources en haut de page) « Le maître Hiroo Michizuki est le fils du célèbre Minoru Mochizuki, qui lui, est considéré comme trésor national japonais et a aussi été l’élève direct de Jigoro Kano (le fondateur du judo) et de Moreheï Ueshiba (le fondateur de l’aïkido). » 

« Héritier de savoir de plusieurs générations d’experts en arts martiaux, a reçu de son père – Maître Minoru Mochizuki – la base de son savoir en Aïkido (8ème dan), Ju-Jitsu (8ème dan), Iaïdo (7ème dan), Judo (3ème dan). Ce dernier lui a transmit officiellement son titre de Soke de l’Ecole Yoseikan au cours de l’été 2000. » 

Autrement dit inutile de faire l’effort d’apprendre les arts martiaux il suffit de vous faire cloner par génie génétique quelques spermatozoïdes de minoru Mochizuki. Profitez-en la banque du sperme fait des soldes ! 
L’eugénisme japonais a encore frappé… 

Ce thème le fils Mochizuki Hiroo le développera toute sa vie. Héritier du palmarès de son père, portant le même nom, il aurait donc donc fait le même parcours comme certains ministres qui avaient assisté au débarquement sans être né à l’époque. Force est de constater qu’en aïkido nous avons les mêmes clowns.

Un peu d’histoire
Malgré tout à cette époque je m’en rappelle bizarrement personne n’en parlait et même plus tout le monde s’en foutait… Etes-vous étonné que les jeunes générations se fassent arnaquer ? 

Ce jeune japonais n’était pas connu comme étant l’héritier du club « Yoseikan », mais comme un soi-disant expert japonais sixième dans dans tous les arts martiaux connus de cette époque. Le karaté s’en apercevra très vite, en ce temps là il n’avaient pas (encore) sacrifié leur art au monde de l’argent. 
Le prétentieux aurait été rétrogradé au grade de premier dan, ce qui était déjà une faveur. 

Et le judo aurait fait de même. Quant à l’aïkido, on dit que « son style est celui de O-Sensei des années 1930 ; son système d’enseignement inclut les katas et les sutemis de l’école Gyokoshin-Ryu ». 

Un savant mélange d’arts martiaux divers pour expliquer diluer l’arnaque qui saute aux yeux ?? Arnaque reprise par les Léo T et les autres… Comment alors son fils, puisqu’il fait état sans arrêt de sa filiation, peut il se prétendre 8 ème dan d’aikido alors qu’il avouera ne jamais l’avoir pratiqué ? (Nous allons développer cette question quelques lignes plus bas)

« Il sera le premier à introduire et initier les Français à l’Aïkido en 1951 ». 
C’est vrai. Venu comme expert de judo, il montrera quelques techniques d’aïkido à des judokas en fin de cours. Ce qui a beaucoup plu d’ailleurs : certains judokas écrivirent des livres l’aïkido « méthode de self défense du judo » en 1955. 

Ce qui valut pendant une vingtaine d’années la réputation suivante : « l’aïkido c’est pour les judokas fatigués ». Publicité dont se serait bien passé l’aïkido… 
Vu l’intérêt des judokas pour l’aïkido il demanda un vrai professeur d’aïkido à maitre Ueshiba et en 1952 arrive maître Tadashi Abe. S’il a le même âge que le fils Mochizuki il n’est pas « expert » dans tous les arts martiaux… 

Difficile aussi de raconter des sornettes à cette époque ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Le fondateur de l’aïkido n’hésitera pas en 1961 à exclure André Nocquet de l’aïkido à vie (élèves de Tadashi Abe et non pas de Mochizuki comment on peut le lire dans les textes yoseikan). »1951. L’appellation deviendra Aïkido Yoseikan ou Aïkido Mochizuki dans les années qui suivront.

En 1980, Alain Floquet, en accord avec Minoru Mochizuki réintroduit le terme Aïkibudo (en un seul mot). L’Aïkibudo est affilié à la FFAAA (Fédération Française d’Aïkido Aïkibudo et Affinitaires). Le directeur technique est Alain Floquet. » Rappelons qu’il n’y a pas de suwari waza, pas de Jo mais du bo… Rien à voir avec l’aïkido… Pourquoi alors ce lien avec ? Uniquement pour des raisons de business et essayer de grappiller quelques clients à l’aïkido. D’ailleurs Floquet ne se prive pas de dire que « l’aïkido c’est de la merde » lui qui n’en a jamais fait et qui a fait scission avec Mochizuki. Très ambitieux à l’époque : 4ème dan il créera son groupe Aikibudo en s’autogradant 6ème dan ! Pendant quelques années il nourrit aussi des ambitions dans le kendo où il prétendait regrouper 1000 pratiquants : en fait comme en Aikibudo il avait licencié tous les policiers de Paris puisqu’il était lui même du métier. Vous comprenez pourquoi dans les dojos les vertus de la pratique martiale sont exposées en permanence… Les mecs virevoltent de ci de là vers le plus lucratif sans aucun problème, des girouettes au vent de l’argent. En résumé les professeurs d’Aikibudo et de Yoseikan sont comme bonnet blanc et blanc bonnet, sauf que celui qui encaisse n’est pas le même ! Le fils Mochizuki ou Floquet ont des diplômes d’État de professeur d’aïkido sans en avoir jamais fait… Étonnant non ?

La création du diplôme d’État est un élément intéressant de l’histoire qui permet d’éclaircir un peu plus les choses : cette création obligea un regroupement de l’aïkido au sein de l’Union Nationale d’Aïkido (UNA). 

En résumé : 
il fallait s’entendre sur une méthode d’aïkido pour sanctionner grades et diplômes d’État. 
Comme il n’en existait pas maître Tamura en emprunta un à maître Tada en Italie et cela devint la méthode dite « méthode Aïkikaï ». 
Les experts des trois écoles Mochizuki – Nocquet – Tamura avaient six mois pour se mettre d’accord sur cette méthode : ce fut fait en quelques semaines. 
Tamura à Nocquet « vous êtes un élève du fondateur de l’aïkido ? » 
Nocquet : « Oui… » 
Tamura : « Vous êtes donc d’accord avec la méthode Aïkikaï que voilà ? » 
Nocquet : « Oui oui… » 
Tamura : « Alors signez. » 
Puis c’est au tour de Mochizuki, Tamura lui dit : « j’ai vu votre père sur un tapis » lui dit maître Tamura « mais vous jamais… » 
Mochizuki répond : « C’est vrai il y en a qu’un qui fait de l’aïkido en France c’est vous : moi je fais ce que faisait mon père, du yoseikan… » 
Tamura : « Très bien alors signez là… » 

Voir les documents d’époque avec signature à chaque page : 

Méthode nationale signée par A. Nocquet – H. Mochizuki – N. Tamura 

Vous voyez il suffit de s’informer pour savoir… 
Vous constaterez que cela se passe quelque temps après 1969 et que depuis cette date, les choses ont beaucoup changé… Un bon moyen de mesurer les déviations après la mort du Fondateur. 

En acceptant le revers de la médaille comme cette nuit ou Mochizuki aurait répondu publiquement qu’il faisait du Yoseikan oui, mais pas d’aïkido, il perdit 2000 élèves qui étaient eux persuadés de faire de l’aïkido. Ayant compris qu’il s’étaient fait arnaquer ils ont logiquement rompus leur apprentissage auprès de ce faux maître. 
Cette information n’existe plus aujourd’hui en dehors de ce site et de quelques rares autres ? Pourquoi aujourd’hui aucune réaction de la part de ceux qui ssauraient ? Il doit bien en rester quelques-uns, pourquoi se taisent-ils ? 
En tout cas c’est ainsi qu’est née la « méthode nationale d’aïkido », premier livre de maître Tamura. 
Si il reste peut- être Clériot avec quelques écrits au vitriol contre Floquet et Mochizuki. Le personnage n’est pas spécialement affable mais plutôt vindicatif… 
Il rejoindra maître Tamura puis pour remercier ce dernier il se tournera ensuite vers… Christian Tissier ! Opportunisme quand tu nous tiens… Petit clin d’oeil historique pour ceux qui connaisse l’histoire. 
« Héritier de savoir de plusieurs générations d’experts en arts martiaux, a reçu de son père – Maître Minoru Mochizuki – la base de son savoir en Aïkido (8ème dan), Ju-Jitsu (8ème dan), Laïdo (7ème dan), Judo (3ème dan). » Si vous ne savez pas lire, que vous n’êtes pas vigilants ou un peu trop confiants vous avez toutes les chances de vous faire piéger. Dans ce qui précède que voit-on ? 
Les 30 et quelques dans du père sont énoncés et donc par association comme on a rien mis pour le fils cela suggère que le fils a les mêmes qualifications. A noter que toute, je dis bien toute la carrière de Mochizuki a été basée sur ce principe.

Qu’on y réfléchisse : on a dit qu’il était arrivé pour la deuxième fois en France à 27 ans, ensuite il a vécu en France sans suivre l’enseignement de son père. Donc une formation on ne peut plus légère et courte pour quelqu’un qui se prétend un spécialiste dans de multiples arts martiaux. 
Les autres grands maîtres sont certainement des handicapés physiques et mentaux par rapport à lui… ! Est-ce cela qu’il faut croire ? Il aurait donc fini ses études martiales à 27 ans… C’est une blague !

Mochizuki Hiroo surdoué par les liens du sang
Soit il doit être extrêmement doué soit il se fout carrément de la g… du monde et notamment des pratiquants d’arts martiaux qu’il prend pour des cons ; je parle bien sur de ceux qui connaissent un peu le sujet et non pas des idiots utiles qui se mettent à plat ventre dès qu’ils voient un professeur japonais. Son père lui transmet son fond de commerce, le Yoseikan juste avant de mourir à Aix-en-Provence alors qu’il ne sait pas ce qu’il fait depuis environ 50 ans. Quel industriel lègue à son fils qu’il n’a pas vu depuis 50 ans son entreprise ? Aura-t-il les moyens pour continuer son œuvre ?

Une galéjade
Ce n’est pas vraiment très sérieux tout ça. Pas étonnant que le Yoseikan ait beaucoup de succès au Canada, beaucoup plus plus qu’en France… Normal c’est des Américains diront certains : l’amour du pognon ne nécessite pas de finesse (on ne peut pas dire que la finesse et les Américains ça va ensemble, tout ce qui est un peu bourrin leur plaisant généralement bien : Free-fight, MMA, etc). Mais quand on a aucun métier, il faut bien trouver quelques naïfs qui vous permettront de vivre. Les galéjades après tout n’est-ce pas la région d’Aix-en-Provence ?

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